Fin de la grève des techniciens à Bollywood!!!

Publié le par dana

Les 150 000 employés de Bollywood ont mis fin à une grève de deux jours, vendredi 3 octobre, après avoir obtenu des garanties sur l'amélioration de leurs conditions de travail. C'est la première fois depuis cinquante ans que l'industrie de cinéma indien est confrontée à un mouvement social d'une telle ampleur. Cette grève a été d'autant plus remarquée que l'industrie du cinéma indienne est la plus importante au monde après les Etats-Unis.

L'ensemble des producteurs de Bollywood (quatre associations) ont accepté de signer un mémorandum fixant une durée légale de travail journalier ainsi qu'un barème de rémunération pour chaque corps de métier. Le délai de versement des salaires ne pourra pas excéder un mois. Les producteurs se sont engagés, cette fois, à tenir leurs promesses. En 2007, seules deux associations avaient signé un accord semblable, sans que les conditions de travail se soient améliorées.

"Derrière le bonheur des célébrités, se cache la grande misère des employés", témoigne Dinesh Chaturvedi, président de la Fédération des employés du cinéma de l'Ouest de l'Inde (FWICE). Ces derniers sont soumis à des rythmes de travail éprouvants, avec des journées de tournage pouvant atteindre 25 heures, dans le cas des productions de téléfilms. "Pas étonnant que ces employés soient de plus en plus nombreux à s'évanouir sur les plateaux", déplore Dinesh Chaturvedi.

ACTEURS ÉTRANGERS

A Bombay, où le coût de la vie est le plus élevé du pays, les vedettes peuvent recevoir jusqu'à 800 000 euros par tournage tandis que les salaires des techniciens non qualifiés ne dépassent pas les 8 euros par jour. Et il arrive que ces derniers soient payés avec 6 à 9 mois de retard.

Depuis l'arrivée des nouvelles technologies, les techniciens qualifiés sont moins demandés, et la compétition s'exacerbe. Quant aux acteurs, ils se plaignent de voir arriver des étrangers, pour qui une journée de figuration ressemble davantage à une excursion touristique. "Les étrangers ont un physique attrayant et nous perdons du travail", s'indigne Dharmesh Tiwari, de la FWICE. La dégradation des conditions de travail à Bollywood contraste avec la situation d'une industrie en pleine expansion. Bollywood, qui produit plus de 1 000 films par an, s'exporte dans le monde entier.

En 2007, son chiffre d'affaires a atteint 1,6 milliard d'euros, et il pourrait doubler d'ici quatre ans, d'après les estimations du cabinet de conseil Pricewaterhousecoopers. La multiplication des chaînes de télévision a également donné naissance à une industrie du divertissement destinée au petit écran, des émissions de télé-réalité aux adaptations, à renfort d'effets spéciaux, de récits épiques. "On travaillait avant comme dans une famille. C'est devenu une industrie où les employés ne comptent pour rien", regrette Dinesh Chaturvedi.

Il y a désormais plus de 10 000 maisons de production à Bombay. "Beaucoup sont fragiles. Ces maisons sont responsables de la dégradation de la situation sociale", constate Sushma Shiromanee, vice-présidente de l'Association des producteurs de films indiens.



Source

Publicité

Publié dans actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
K
c bon maintenant tu peux le prendre mercii de tes compliments je suis contente qu'il te plaise
Répondre